Situation préoccupante des savonneries provençales

M. Roland Povinelli attire l’attention de M. le ministre du redressement productif sur la situation préoccupante des savonneries provençales.

Celles-ci sont fortement fragilisées par la concurrence déloyale d’entreprises étrangères venant de Chine, de Malaisie, d’Italie et d’ailleurs, usurpant le nom « Savon de Marseille » et inondant le marché de contrefaçons de savons, n’ayant de Marseille que le nom.

Aujourd’hui, seules quatre savonneries historiques défendent la véritable tradition provençale. L’une des dernières, le « Fer à Cheval » dans le quartier de Sainte-Marthe, qui produit environ 2 000 tonnes de savon par an, est en redressement judiciaire. Avec trois autres fabricants (Le Sérail, Marius Fabre et la Savonnerie du Midi), elles ont formé l’Union des Professionnels du Savon de Marseille, association luttant contre les contrefaçons selon une charte reposant sur trois critères : composition, procédé de fabrication et origine géographique.

La seule issue pour sa protection : bénéficier d’une IGP (indication géographique protégée), sigle officiel européen d’origine et de qualité permettant de défendre les noms géographiques et offrant une possibilité de déterminer l’origine d’un produit alimentaire quand il tire parti de sa spécificité de cette origine. Si cette indication s’ouvrait aux produits manufacturés, le savon de Marseille pourrait être sauvé.

Parce que l’État ne peut se résoudre à voir disparaître ce pan de l’histoire provençale et du patrimoine local, il lui demande de bien vouloir préciser la position du Gouvernement.

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