Présence d’aluminium dans les vaccins

M. Roland Povinelli attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les risques liés à la présence d’aluminium dans de nombreux vaccins.
En effet, un grand nombre de chercheurs s’inquiète de cette présence. L’ajout d’une très petite dose d’aluminium, une technique utilisée depuis des années, a pour rôle de stimuler la réaction immunitaire. Or si l’on pensait que l’aluminium se dissolvait spontanément dans les tissus et n’avait pas d’effet toxique, des études commencent à démontrer le contraire. Ces dernières mettent en avant que l’aluminium injecté dans le muscle circule dans l’organisme et est capable de gagner en faible quantité le système nerveux central où il va s’accumuler.
Le problème posé est celui de l’absence de certitudes, ce qui pousse ces chercheurs à demander la poursuite des recherches sur sa nocivité alors que son usage se généralise.
Les symptômes, étudiés chez 585 adultes, apparaissent en moyenne 11 mois après le vaccin, selon certains chercheurs qui estiment qu’ils pourraient toucher jusqu’à 5 % de la population, alors même que le nombre de vaccins recommandés ne cesse d’augmenter, avec près de 200 vaccins en développement actuellement.
Devant ces éléments et les risques encourus, il lui demande quelle est la position du Gouvernement sur cette question.

Réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 07/02/2013 – page 418

Dans un contexte d’une possible perte de confiance envers la vaccination, il est primordial de donner les meilleures assurances de sécurité des vaccins dans l’intérêt de la population. Ainsi, la ministre des affaires sociales et de la santé est-elle particulièrement attentive à la nature des adjuvants utilisés dans la fabrication des vaccins, en particulier les sels d’aluminium. Ceux-ci sont en effet à l’origine d’une polémique sur leur éventuelle implication dans la survenue de pathologies graves comme la myofasciite à macrophages. La ministre a donc saisi conjointement, en juillet 2012, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et l’Institut de veille sanitaire (InVS) afin de faire un état des lieux sur les effets sanitaires, connus ou suspectés, des adjuvants à base d’aluminium entrant dans la composition des vaccins et sur l’apport des adjuvants dans la composition vaccinale. Les agences sanitaires interrogées ont rendu leurs conclusions le 1er octobre 2012. Elles reconnaissent que les vaccins à base d’aluminium sont à l’origine d’une lésion focale au niveau du point d’injection, qui constitue la myofasciite à macrophages dont la réalité n’est pas remise en question. L’expertise scientifique disponible à ce jour n’apporte toutefois pas d’arguments pour une atteinte systémique secondaire responsable d’un syndrome clinique identifié. Selon la nature de l’antigène vaccinal, les adjuvants sont parfois indispensables pour obtenir ou améliorer la réponse immunitaire et ainsi protéger individuellement et collectivement les Français de maladies infectieuses aux conséquences importantes en termes de morbidité et de mortalité. Le projet de recherche du Professeur Gherardi intitulé « transport particulaire systémique par les phagocytes : sécurité des adjuvants vaccinaux » a fait l’objet d’une décision de refus de financement dans le cadre de l’appel à projet de recherche 2012 organisé par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Ce projet de recherche a été soumis à un processus d’évaluation et d’expertise transparent, imposé à tout projet de recherche déposé dans le cadre des appels à projet de recherche organisé par l’ANSM. Il n’a toutefois pas été classé en rang suffisant pour obtenir un financement. Le débat reste cependant ouvert sur les adjuvants. Des travaux supplémentaires sont souhaitables, qui doivent permettre de poursuivre les campagnes de vaccination pour assurer la protection de la population contre des pathologies sévères, tout en s’assurant de la sécurité maximale des produits utilisés. La ministre souhaite la poursuite des travaux de recherche dans ce domaine. Elle a donc demandé à l’ANSM et à la direction générale de la santé (DGS) d’installer en tout début d’année 2013 un comité de pilotage associant des scientifiques de haut niveau, dont le professeur Gherardi, et des représentants de l’association d’entraide aux malades de myofasciite à macrophages (E3M) et de collectifs de patients, afin de restaurer une dynamique de recherche de qualité sur ce sujet.

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