Rencontre avec Marylise LEBRANCHU: Toujours aucune garantie sur le maintien des compétences de proximité des communes

Roland POVINELLI Marylise LEBRANCHU MétropoleJ’ai rencontré ce jeudi à Paris, avec les maires de la Communauté urbaine de Marseille, Marylise LEBRANCHU, Ministre de la Fonction Publique et de la Décentralisation.

La Ministre a également prévu de recevoir, tout au long du mois de février, les autres maires des huit autres intercommunalités des Bouches du Rhône.

Au cours de cet entretien, où nous avons, tour à tour, exprimé nos craintes, j’ai souhaité mettre en avant la question de la maîtrise des sols.

Je ne souhaite en effet pas la commune d’Allauch soit dépossédée de cette compétence au profit d’une immense entité bien loin d’appréhender au mieux les réalités locales. Son cadre de vie doit être préservé et je n’accepterai pas de voir construire sur son territoire des programmes immobiliers démesurés.

La Ministre m’a répondu que les communes n’avaient absolument rien à craindre, mais que le Plan local d’Urbanisme (PLU) serait bien évidemment intercommunal. Il reviendra à nous,  maires, comme ce fut le cas dans le cadre de la Communauté Urbaine MPM, de trouver un compromis afin que les communes et l’intercommunalité préparent, ensemble, les PLU. Malgré cela, je resterai ainsi très attentif sur ce domaine dans les semaines qui viennent.

La ministre a confirmé que la métropole disposerait de compétences en matière de transports, d’environnement, de développement économique, d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation enfin les compétences dans le domaine de l’aménagement et de la rénovation urbaine. Toutes les autres compétences seront du ressort des conseils de territoires sur lesquels s’appuiera la métropole et dont les limites seront celles des intercommunalités.

Si ces « Conseils de territoires » constituent une avancée non négligeable, il n’en demeure pas moins qu’ils n’auront, visiblement qu’un rôle consultatif.

La question des ressources financières reste très floue, bien que la Ministre ait affirmé qu’un système de « péréquation » permettrait à la Métropole de percevoir des dotations bien supérieures à celles que reçoivent aujourd’hui les EPCI de notre département.

Enfin, nous avons tous regretté que la Ministre n’ait toujours pas donné son avis sur le projet d’Etablissement Public Opérationnel de Coopération (E.P.O.C) , élaboré par l’Union des Maires 13 et qui constitue une réelle alternative à la Métropole.

Dans l’attente d’un projet précis et écrit, je resterai inquiet et très soucieux de l’intérêt que portera le Gouvernement à la préservation de nos communes à travers cette réforme.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *