Ma position sur la politique du logement du Gouvernement

Bonjour à toutes et à tous!

Le gouvernement a présenté son premier dispositif pour répondre concrètement à un des soucis essentiels des habitants de notre pays, celui de d’avoir un logement décent, adapté à leurs besoins. Il s’agit, par ce projet de loi, de mobiliser tous les acteurs institutionnels pour construire massivement des logements accessibles socialement au plus grand nombre et équitablement répartis sur le territoire national.

Parmi les mesures prévues par le Gouvernement,  le relèvement de 20% à 25% du seuil minimal de logements sociaux dans toute commune de plus de 3 500 habitants (pourquoi ne pas abaisser ce seuil aux communes de plus de 1500 habitants??) qui a été inscrit dans l’article 55 de la loi SRU par la Gauche en 2000. De même, les pénalités décidées envers les communes seront quintuplées.

Bien que ma commune d’Allauch connaisse des difficultés à construire des logements sociaux à hauteur des exigences légales, je ne suis pas opposé à cette réforme. 

Je regrette cependant que l’Etat n’ait pas pris en compte réellement, à ce jour, les obstacles que peuvent connaître des communes comme la mienne. En effet, de nombreuses disparités existent entre des communes de mêmes tailles et toutes ne sont pas dans une situation d’égalité face à la loi et aux pénalités qui en découlent. Plus des 3/4 du territoire allaudien est constitué de collines, ce n’est pas rien!!!

Dans les années 60, les organismes d’État (AGAM, DATAR…) prévoyaient 60 à 80 000 habitants à Allauch. La maîtrise rigoureuse de l’urbanisation menée par mes municipalités durant les dernières décennies a permis d’atteindre prés de 19 000 habitants en 2012. La priorité de la municipalité a toujours été la réalisation de logements à taille humaine, de qualité et accessibles au plus grand nombre.

Malheureusement, cette politique urbanistique ajoutée au développement de services municipaux nombreux et de qualité a engendré une flambée des prix de l’immobilier notamment depuis les années 90. Aujourd’hui, se loger sur Allauch devient de plus en plus difficile.

L’article 55 de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain, votée en 2000, impose “aux communes de plus de 3 500 habitants (et de plus de 1 500 habitants en Ile de France), incluses dans une agglomération de plus de 50 000 habitants et comprenant au moins une commune de plus de 15 000 habitants” de construire des logements sociaux pour atteindre le seuil de 20% des résidences principales. Cette loi généreuse n’est pas toujours applicable, à Allauch notamment :

• la commune possède très peu de terrains dans les zones urbanisées et à proximité des services (écoles, commerces…),

• le prix des terrains privés constructibles est très nettement supérieur aux investissements réalisables par les constructeurs de logements sociaux,

• les zones naturelles ou les zones à risques (incendies, inondations, mouvement de sols,…) limitent les terrains sur lesquels il est possible de construire des logements,

• la mise en œuvre de tels projets est souvent très longue.

De plus, l’expropriation, seul moyen réel à notre disposition dans pareils cas, est en France d’une immense complexité et dure parfois des années.

Malgré ces difficultés, nous avons mis en place, avec mon équipe, des outils permettant la construction de logements sociaux, dans un cadre raisonnable.

Pour faire face à la quasi-impossibilité de se loger sur Allauch et surtout la grande difficulté à construire des logements sociaux, ma municipalité a décidé depuis déjà de nombreuses années que les projets immobiliers qui se feraient sur Allauch devraient compter de 20 à 30% de logements sociaux, permettant une mixité sociale et évitant de créer des ghettos.

L’objectif est de permettre aux jeunes Allaudiens ou à de moins jeunes, d’habiter la ville où ils ont grandi même s’ils ont des revenus modestes.

Les différents projets immobiliers en cours ou à venir respectent strictement cette contrainte imposée par la Commune.

Il m’apparaissait ainsi utile de corriger ce cliché voulant qu’Allauch et son maire soient viscéralement opposés à la construction de logements sociaux. C’est faux et je le maintiens. J’espère vivement que l’Etat, à travers les services concernés de la Préfecture des Bouches du Rhône, tiendront compte, à l’avenir, de ces obstacles non négligeables…

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