Élevage intensif en France

M. Roland Povinelli attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt sur l’élevage intensif et ses effets.
La recherche de productivité et l’accroissement de la consommation de viande, depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, a conduit à un système d’élevage intensif, ou élevage industriel, bien souvent incompatible avec le bien-être animal. La ferme, lieu d’élevage traditionnel des animaux, a quasiment disparu, au profit d’une nouvelle industrie de l’élevage fondée sur la concentration extrêmement élevée d’animaux dans des espaces clos sans grand rapport avec la ferme traditionnelle, à l’exception de quelques types d’animaux encore généralement élevés de manière classique, comme les vaches et les moutons.

L’élevage intensif est basé sur la sélection des sexes et des espèces les plus productives, la concentration des animaux dans des lieux clos, l’étroitesse de l’espace par animal et la pauvreté de l’habitat des animaux (absence de paille, de sol à explorer), la croissance des animaux accélérée pour améliorer la productivité et l’insémination perpétuelle des truies et vaches pour assurer la continuité du système. En tenant compte du cheptel et des animaux abattus, le nombre d’animaux d’élevage en France se monte à 1 274 000 par an. 96 % des porcs et 84 % des volailles sont élevés de façon intensive. Alors que de nombreuses avancées ont été obtenues en Allemagne, Suisse, Belgique ou Autriche sur les conditions d’élevage, la France connaît encore un certain retard dans ce domaine.
Il lui demande de préciser la position du Gouvernement sur cette question et de préciser ses intentions.

En attente de réponse du Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt

Une réflexion au sujet de « Élevage intensif en France »

  1. Bravo à vous, félicitations pour votre prise de position mais les intérêts financiers sont tellement énormes que monsieur le ministre ne prendra même pas la peine de vous répondre, il ne défend pas l’intérêt général, surtout pas celui des consommateurs, des animaux et de l’environnement mais celui du lobby de l’agro-alimentaire…

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